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Jour-J n’est pas seulement synonyme de débarquement, même s’il l’a été pour une part. Cela correspond aussi à des opérations navales, de parachutages, d’installation d’infrastructures et de combats à l’intérieur des terres. Par ailleurs, il apporte une réussite assez coûteuse aux Alliés, sans les sortir d’une situation de vulnérabilité. Enfin, il est le symbole d’un nouvel espoir, celui de la libération prochaine et à terme, de la fin de la guerre. Alors qu’il est vu comme une diversion par Hitler, le débarquement du 6 juin est considéré par la population française et par beaucoup d’Américains et de Britanniques, à l’extrême inverse, comme la garantie d’une victoire rapide. La vérité historique est « seulement » que le débarquement est le point de départ de longs et durs combats en Normandie, puis en France, en Belgique et dans le Reich lui même, jusqu’à la capitulation.

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News postée par Louis le 18/12/2009.
Overlord44, version 5.3.7
La mise à jour générale est reportée au mois de janvier tant elle est importante. Nous y travaillons activement.

Rénovation du site à venir

News postée par Louis le 01/10/2009.
Overlord44, version 5.3.6
Une rénovation complète du site aura lieu au mois de décembre prochain : articles, images, structure, design seront remaniés à cette occasion.

Bibliographie mise à jour

News postée par Louis le 30/09/2009.
Overlord44, version 5.3.5
La bibliographie et les sources des cartes ont été mises à jour, dans la page "Sources", menu "Documents".

Elles seront à nouveau mises à jour après la rénovation du site.

100 000 visiteurs

News postée par Louis le 25/09/2009.
Overlord44, version 5.3.4
Overlord44 a reçu plus de 100 000 visiteurs depuis sa création !
Merci à tous de vos visites !
N'hésitez pas à nous écrire et nous faire part de vos remarques dans le livre d'or ou en nous écrivant directement.

Réécriture des Témoignages

News postée par Louis le 24/09/2009.
Overlord44, version 5.3.3
Les témoignages ont tous fait l'objet d'une mise à jour : ils ont été entièrement réécrits pour corriger les nombreuses coquilles qui s'y étaient glissés.
La traduction d'un article du New York Times sur un témoignage a pris sa place parmi les "Petits Témoignages".
Bonne lecture.

Traduction d'un article

News postée par Louis le 23/09/2009.
Overlord44, version 5.2.1
La traduction d'un article paru dans le New-York Times est disponible dans "Les Témoignages", partie "Petits témoignages" ; il porte sur la première cérémonie juive en Allemagne depuis l'avènement d'Hitler, à Aachen. Le chanteur religieux de la cérémonie a été récemment identifié et retrouvé : il a débarqué avec la 1ère division d'infanterie américaine le 6 juin en Normandie et témoigne aujourd'hui

-- Secteurs Américains --


Omaha Beach

Le secteur d’Omaha Beach est situé entre St Honorine et Vierville-sur-mer, villages à une dizaine de kilomètres au nord-est de la petite ville de Bayeux dans l’arrière-pays (voir carte). La plage de débarquement est dominée par de hautes falaises (variant de 30 à 50m de haut) qui donnent sur le plateau du Bessin. Quatre vallées boisées découpant des failles dans ces falaises permettent d’accéder à l’arrière-pays, mais une seule bonne route rend possible un trafic régulier (la D1). Au pied des hauteurs, une levée de galet d’un mètre cinquante de haut correspond à la ligne de haute mer. Puis la plage elle-même, parsemée de divers obstacles antichars et anti-péniches, descend sur 300 mètres en pente douce.

La défense de la plage est assurée par la 716e DI, à faible valeur combative. La 352e DI, unité aguerrie par ses combats sur le front russe, est normalement tenue en réserve mobile dans la zone Caumont-St Lô. Or, Hitler fait déplacer le gros de la division au Nord de Bayeux quelques jours seulement avant le débarquement : les Alliés n’ont donc pas prévu cette opposition. Ceux-ci ont découpé le secteur de débarquement en quatre sous-secteurs qui ont eux aussi leur nom de code: de l’ouest à l’est, se trouvent « Charlie », « Dog », « Easy » et « Fox ». La 1ère DI (« The Big Red One ») aux ordres du général Clarence Huebner doit mener l’assaut, soutenue par la 29e DI en second échelon. Ces deux divisions font partie du Ve corps US sous le commandement du général Gerow Le soutien naval est assuré par 11 destroyers, l’Ancon (navire QG), le Glasgow, les vieux croiseurs français Georges-Leygues et Montcalm et les cuirassés Texas et Arkansas.

Le tir de préparation de la flotte est trop court et ne touche que très peu les batteries côtières. Le temps couvert empêche un bombardement précis des 8e et 9e air force ; par crainte de toucher les premières vagues d’assaut, les bombes tombent trop à l’intérieur des terres. Les chars DD qui doivent détruire les positions allemandes tirant encore sont les premiers débarqués sur la plage. Seuls une cinquantaine de Sherman sont concentrés dans la partie Ouest de la plage et essuient de violents tirs allemands, car les autres chars DD ont coulé, submergés par les vagues. Viennent ensuite les sapeurs: leur mission est d’ouvrir des brèches à l’explosif pour les péniches et les véhicules avant qu’ils ne touchent la plage. Ils sont rapidement suivis de tankdozers, dont le rôle est de nettoyer et d’élargir les ouvertures pratiquées dans le réseau d’obstacles. Or, quand la 1ère vague d’assaut composée de 3000 hommes débarque à 6h30, elle est accueillie par un feu extrêmement violent : à peine les péniches s’ouvrent, les hommes sont décimés. Les survivants, de moins en moins nombreux, s’empêtrent complètement dans le dispositif du génie. En dépit des gestes et des cris des sapeurs, les premiers soldats de la 1ère DI coupent les mèches des explosifs destinés à faire sauter les obstacles ou provoquent des explosions prématurées meurtrières, gênent les bulldozers qui ouvrent des brèches. Presque tous les officiers sont tués et dans la panique, la 1ère vague enregistre 900 pertes. La péniche de l’état-major de la division est coulée par des tirs allemands. Sur 29 chars DD de nouveau lancés sur une mer démontée pour soutenir l’infanterie, deux seulement touchent terre. Ce scénario se répète encore plusieurs fois avant que les chalands ne débarquent directement les chars sur la plage.

En réalité, la défense allemande a été doublée par rapports aux plans alliés avec l’arrivée de la 352e DI et les bombardements alliés défectueux l’ont laissé quasi-intacte. Les mitrailleuses allemandes balayent la plage et bientôt, une pluie d’obus de 105mm provenant de l’artillerie de la 352e DI à 7km dans l’arrière-pays s’abat sur la plage, multipliant les dégâts. Les 2e et 3e vagues débarquent sous ce feu nourri. Le moral des GI’s sur la plage est à zéro : de durs combats ont été prévus mais personne n’a envisagé un tel désastre. Sur la plage, la désorganisation est générale : trop de véhicules s’y trouvent et le manque d’officiers ne permet pas de riposter aux tirs allemands, ni même de former des groupes. Les hommes avancent avec la marée, s’abritant derrière les obstacles pour se mettre à couvert contre la jetée de galets. Robert Capa, célèbre photographe et correspondant de guerre, ne prend 106 clichés dont seulement 10 paraissent par la suite en raison d’un développement trop rapide. Le photographe, pourtant aguerri, rembarque avec des blessés, en proie à une panique incontrôlable.

Le colonel Taylor de la 1ère DI et le général Cota de la 29e DI débarquent sur le secteur de Fox Green. Après plusieurs minutes de discours virulents à leurs hommes, ils forment de petits groupes qu’ils lancent à partir de 9h30 vers les points fortifiés et les quatres vallées permettant d’accéder au plateau. Ils donnent également l’ordre à la 4e vague de ne pas débarquer pour éviter un embouteillage plus important. Les péniches, indécises, se regroupent donc ; les artilleurs allemands font feu sur ce rassemblement nautique. Les chars, moins harcelés, concentrent les tirs sur les bunkers. Les destroyers approchent à 800 mètres du rivage et tirent salves sur salves. Trop de cibles se présentent aux Allemands tandis que les Américains s’organisent. Vers 10h, les premiers GI’s sortent de la plage et commencent à faire tomber les positions allemandes. Le reste de la matinée et dans la suite de l’après-midi, les Américains se livrent à de farouches combats de rues dans les villages côtiers de St Laurent, Colleville et Vierville qu’ils libèrent en fin d’après-midi.

Dans la soirée, une fragile tête de pont à la ligne de front très floue est établie, dans laquelle se massent 34 150 hommes et 3 300 véhicules. Bien que le rembarquement ait été évité, les objectifs sont très loin d’être atteints : la jonction avec les Anglais débarqués sur Gold n’est pas effectuée. Par chance, Marcks (chef du 84e corps allemand) n’a envoyé que peu de renforts dans le secteur d’Omaha, jugeant la situation en secteur anglo-canadien plus préoccupante. Le cauchemar d’ « Omaha-la-sanglante » (surnom donné par les GI’s à la plage) fait perdre la vie à 3000 soldats américains le 6 juin.


Cet article a été affiché 12783 fois depuis le 12/09/2006
Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 18/07/2006.



Omaha Beach
L'enfer d'Omaha Beach : un des deux secteurs destinés aux Américains.


Plan d'une plage
Le plan en coupe d'une plage, avec les obstacles qu'il y s'y trouvaient.


St Laurent sur mer
Vue des hauteurs de la plage de St Laurent-sur-Mer
Source : Photo R.Capa

La pointe du Hoc

Au sommet des hautes falaises de la pointe du Hoc, quelques kilomètres à l’est du secteur d’Omaha Beach, se trouve l’une des plus importantes batteries allemandes de la baie de Seine. Elle constitue l’un des pires dangers de l’invasion du point de vue des Alliés : ses six canons de 155mm, d’une portée de 23km, peuvent couper la route de Grandcamp et prendre la plage d’Omaha en enfilade. L’accès au site lui-même par mer est difficile : une mince grève de galets de 20m s’étend au pied de falaises qui s’élèvent à une trentaine de mètres au-dessus de la mer.

C’est à trois compagnies du 2e bataillon de ranger qu’est confiée la mission d’enlever la position défendue par 85 artilleurs et 125 fantassins allemands. En cas de succès de l’opération, le colonel Rudder qui commande l’opération doit envoyer une fusée trente minutes après l’assaut pour recevoir en renfort deux autres compagnies du 2e bataillon de rangers et le 5e bataillon de rangers. En l’absence de signal, les renforts doivent être débarqués sur Omaha Beach ; le temps des rangers est donc compté.

Ceux-ci se sont entraînés sur les falaises de l’île de Wight : des fusées lançant des échelles de corde et des grappins permettent l’ascension de la paroi abrupte. Des échelles en acier dépliables sont même prévues si les cordes ne trouvent pas de point d’ancrage au sommet.

Après le puissant bombardement de 400 bombardiers puis des cuirassés Texas et Arkansas, les premiers rangers touchent la plage à 7h10, avec 40 minutes de retard sur l’horaire prévue : la péniche guide, déviée par les courants marins, a pris une mauvaise direction. Si la garnison allemande n’a pas eu le temps de recevoir des renforts significatifs, le contre-temps américain lui a donné l’occasion de se reprendre. Pourtant la résistance allemande est peu vive : l’ascension de la falaise avec les échelles en acier est rapide, seulement troublée par quelques jets de grenades, les pertes américaines sont faibles. En effet, le bombardement a été très efficace ; sur la pointe, les 225 rangers découvrent un paysage lunaire où pas un bunker en surface n’a échappé à la dévastation. La bataille y est farouche mais brève et bientôt Rudder installe son QG dans un trou d’obus de la batterie. Les rangers comptent 25 pertes une fois la position enlevée.
Deux cruels imprévus attendent les rangers au sommet : tout d’abord, le retard de l’assaut détourne de la pointe les renforts vers un laborieux et coûteux débarquement sur Omaha. De plus, les colliers de canons sont bien reconnaissables, mais vides. Les rangers les découvrent quelques heures plus tard à l’abri dans un bunker souterrain dans l’arrière-pays, culasses sabotées : les Allemands craignaient un bombardement violent et les avaient placés en réserve. Les pièces d’artillerie représentaient donc un danger nul pour les Alliés.

Encerclés par des troupes de la 352e DI, les rangers essuient le feu des batteries allemandes et se dispersent en groupes de reconnaissance dans la journée. Rudder lance plusieurs groupes d’une quinzaine d’hommes sur un poste de Flak, mais sans succès. Le soir, la jonction avec Omaha n’est toujours pas faite car le 5e bataillon ranger est bloqué à un kilomètre à l’est de la Pointe. Dans la nuit du 6 au 7 juin, ils subissent trois contre-attaques successives du 914e régiment allemand à la suite desquelles ils se replient sur la Pointe, presque à cours de munitions.
Les tirs du croiseur Ellyson et de destroyers couvrent les hommes de Rudder le 7 juin. Au cours de la journée, une péniche amène seulement trente hommes en renfort avec des munitions et des vivres.

Le 8 juin, les rangers du 5e bataillon sont enfin relevés par le 2e bataillon accompagné de chars ; on ne compte plus parmi les compagnies du 2e ranger débarqué sur la Pointe que 90 hommes valides (presque tous blessés légers) sur 225 débarqués. Malgré la déception d’un objectif d’importance plus réduite que prévue, la mission est menée à bien.


Cet article a été affiché 12754 fois depuis le 12/09/2006
Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 18/07/2006.

Utah Beach

Utah est le seul secteur allié au-delà de la Vire, à la base du Cotentin entre les villages de Les-Dunes-de-Varaville et Poupeville. La côte sur le secteur d’Utah est bien moins austère que sur celui d’Omaha Beach : la plage est longue -400m- mais donne sur des dunes puis des marais. Quatre routes permettent d’y accéder et mènent à la nationale Paris-Cherbourg. La zone prévue de débarquement, découpée en deux sous-secteurs (Tare Green au nord et Uncle Red au sud), est assez bien défendue mais les garnisons sont composées de soldats médiocres et peu motivés, en majorité des Russes et des Géorgiens.

La 4e DI américaine doit y débarquer, suivie par la 90e DI (les divisions appartenant au VIIe corps US commandé par le général Collins). Selon l’ordre de préparation prévu, l’opération de bombardement naval est d’abord menée simultanément par 8 destroyers, le cuirassé Nevada, les croiseurs Entreprise, Soemba, Hawkins, Black Prince, Quincy, Tuscaloosa, le monitor Erebus, et le Bayfield (QG). Leurs tirs s’étendent sur des batteries allemandes allant de Barfleur à Grandcamp-Maisy, à quelques kilomètres à l’ouest de la Pointe du Hoc. Puis 276 Marauders de la 9e air force bombardent les côtes.
Mais la péniche pilote est coulée et tous les chalands, déviés par les courants marins, se trouvent décalés d’un kilomètre et demi de leur objectif initial. La première vague, sous les ordres du brigadier général B.Roosvelt (cousin du président des Etats-Unis) débarque donc à 6h30 sur une plage par chance moins défendue que le secteur prévu, appuyés par 30 chars DD. Bien vite les Allemands sont submergés et envoient faute de mieux des « Goliath », petits chars téléguidés chargés de 80 kg d’explosifs. Mais les capteurs-relais qui les guident, probablement endommagés par le bombardement allié, n’explosent pas. Les GI’s intrigués n’en voient exploser qu’un seul d’une de leur grenade. Une tourelle de vieux char Renault adaptée sur un bunker ne résiste pas non plus longtemps aux grenades. Quant au point d’appui W5, seul point notable de résistance allemande sur la plage, il est neutralisé rapidement sous les coups des Sherman amphibies.

Le moral des Américains est excellent et le débarquement se poursuit calmement en quatre vagues : l’assaut n’a fait « que » 197 pertes et 60 disparus, allant bien au-delà des prévisions alliées les plus optimistes. Seul bémol : une route au lieu de quatre -laissées plus au nord par l’erreur de pilotage- ne peut écouler dans la journée que 1 700 véhicules (soit la moitié de ce qui était prévu) et 23 250 soldats au lieu de 30 000. Ceux-ci s’enfoncent aussi dans les marais par des pistes.

Heureusement pour les hommes de la 4e DI, le 795e bataillon géorgien n’oppose qu’une faible résistance. La 4e DI fait sans mal la jonction avec la 101e division aéroportée mais non avec la 82e, plus au nord et déjà aux prises avec des éléments de la 91e division parachutiste allemande. Le secteur d’Omaha reste bien entendu hors de portée du fait de son faible développement. Néanmoins, le 6 juin à minuit, la tête de pont du VIIe corps est la plus proche des objectifs prévus sur l’ensemble de l’invasion.


Cet article a été affiché 12759 fois depuis le 12/09/2006
Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 18/07/2006.



Débarquement sur Utah Beach
Le débarquement sur la page d'Utah Beach, en secteur Américain.

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